Nocturna, la nuit magique / Victor Maldonado, Adrià Garcia A partir de 6 ans
Qui n'a jamais eu peur de la nuit avec sa multitude de bruits suspects et ses ombres inquiétantes ? C'est le cas de Tim, un petit orphelin de 7 ans. Quand arrive l'heure de se coucher, il pousse son lit vers la fenêtre et n’y trouve le sommeil qu’à la lumière de son étoile, Adhara. Lorsqu'un soir cette dernière manque à l'appel, le garçon se doute que quelque chose ne tourne pas rond. En partant à sa recherche, Tim découvre alors l'envers et les rouages du monde de la nuit. Un monde qui est en danger…
Voilà un film qui aborde un sujet bien connu des enfants. Loin de montrer la nuit comme le territoire privilégié des cauchemars, c'est une machine rôdée et hiérarchisée que les réalisateurs ont choisi de décrire. Des cheveux qui s'emmêlent aux pipis au lit, chaque peur nocturne y trouve une explication fantaisiste qui transforme l'univers de la nuit en un endroit rassurant et poétique. Le graphisme original n’enlève rien au scénario qui, s’il n’est pas complexe, a le mérite de traiter son sujet à fond.
Un très joli voyage initiatique pour apprivoiser peu à peu la peur du noir.
Cote : V FIC NOC
La Cage / Pierre Granier-Deferre
Julien et Hélène, divorcés depuis plusieurs années, se donnent rendez-vous pour préparer la vente de leur maison de campagne. Profitant d'un moment d'inattention de son ex-mari, Hélène parvient à l'enfermer au sous-sol de la maison qu'elle a aménagé en cage pour le garder à sa merci et espérer le convaincre de reprendre une vie commune. Un face-à-face surréaliste s'instaure alors entre un homme séquestré (Lino Ventura) qui cherche par tous les moyens à s'échapper et sa geôlière (Ingrid Thulin), amoureuse transie mais déterminée...
Ce film sorti au cinéma en 1975 est relativement méconnu dans la carrière bien remplie de l’illustre Lino Ventura. Il fut l’un des seuls échecs commerciaux de l’acteur mais « La Cage » mérite pourtant bien d’être redécouvert. Dans ce huit-clos passionnant, trois maîtres du cinéma français des années 60/70 se font face : Ventura, animal sauvage qu’on n’a surtout pas l’habitude de voir enfermé ; Ingrid Thulin, persécutrice au stratagème diabolique qui pousse son otage dans ses derniers retranchements et le maestro Pierre Granier-Deferre qui orchestre de main de maître cette confrontation suffocante. Un très grand film de Granier-Deferre à placer au même niveau que « La Veuve Couderc » ou « Adieu poulet ».