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« Les Chiens de paille » Sam Peckinpah



Chiens de paille ou l'histoire d’un homme pacifiste qui sombre dans une violence totale. Peckinpah nous montre dès le début que rien ne va être facile pour David. Ce dernier vient de quitter les Etats-Unis par peur de la violence qui y règne et s’installe dans un village anglais. Mais sa femme attire rapidement la convoitise de quelques villageois. La violence monte alors par étape avec la mort du chat puis le viol. On s’attend dès lors à ce que David réagisse mais sa femme ne lui dit rien….
Un vrai chef d'oeuvre qui montre comment l'homme peut vite basculer dans une violence sans limite.




Cote : V PEC
« Bashu, le petit étranger » Bahram Beizai



Dans la région désertique du Koudistan, la ville d'Abadan est bombardée par l'aviation irakienne. Bashu voit sa famille mourir lors des bombardements. Il s'enfuit alors clandestinement à bord d'un camion qui l'amènera au Nord de l'Iran dans un village où sa couleur de peau et sa langue ne lui attireront que méfiance et préjugés. Mais son chemin va croiser celui de Naïe, mère de deux enfants qui lutte pour sa survie alors que son mari est parti chercher du travail.
Bashu, le petit étranger est un véritable bijou du cinéma iranien. La version originale sous-titrée français, n'est pas un frein pour le spectateur, bien au contraire, elle le plonge davantage dans l'histoire, d'autant que les dialogues ne sont pas nombreux. L'importance des plans et des regards est fondamentale dans cette œuvre. Ce film nous emporte loin et nous suivons avec émotion, le cheminement de ce garçon traumatisé par la guerre, qui se reconstruit peu à peu, grâce à l'humanité d'une femme. Chef d'œuvre à voir absolument!



Cote : V BEI
« We Feed The World » Erwin Wagenhofer



Dans le monde, plus de 850 millions de personnes souffrent de la faim et sont pour la plupart des paysans, producteurs de nourriture. Cependant la Terre peut faire vivre le double de sa population. C’est en tournant des séquences sur les marchés de Vienne que le réalisateur autrichois Erwin Wagenhofer a eu l’idée de We feed the world ou Le marché de la faim. En effet, chaque jour la quantité de pain jetée et gâchée à Vienne pourrait nourrir la seconde plus grande ville d’Autriche. De ce constat révoltant, Erwin Wagenhofer dresse un état des lieux des modes de production, distribution et consommation alimentaire à travers le monde. Le résultat est alarmant et démontre l’absurdité de la mondialisation de l’agriculture et l’irresponsabilité des dirigeants des multinationales. Mais plutôt que mettre en cause uniquement le comportement des grandes entreprises, le film insiste sur la responsabilité des citoyens : « Il faut vivre d'une manière différente, acheter d'une manière différente... C'est pourquoi le film s'intitule We feed the world et non "They feed the world". "Nous", comme le dit Jean Ziegler (rapporteur spécial de la Commission des Droits de l'homme de l'ONU pour le droit à l'alimentation qui intervient dans le documentaire), sommes la société civile, sommes consommateurs. Chacun de nous doit faire ses courses et peut les faire où il le préfère : tel est notre pouvoir ! A voir absolument pour comprendre les rouages du système économique mondial et de la faim dans le monde.


Cote : V 338.19 WAG